Un compost fait maison !

Vous saviez qu’on peut aussi produire son propre compost en appartement ? Moi qui cherchait à réduire mes déchets, j’ai opté pour un lombricomposteur. Je vous résume ici toutes les questions que je me suis posée !

C’est quoi ?

Le lombricomposteur se compose de 3 bacs superposés, dans lesquels on met nos déchets organiques (voir plus bas pour les interdits/autorisés). Dans les bacs, on retrouve un substrat avec des vers de compost, qui vont travailler nuit et jour pour digérer la matière organique qu’on leur donne et la transformer en compost et en thé de compost. Les vers se promènent librement entre les bacs grâce à des petits trous, et vont ainsi décomposer la matière sur les différents étages. Ça fonctionne exactement comme dans la nature, dans le sol des forets par exemple, mais ça tient dans un bac de 1m de hauteur et 40cm de côté.

Comment ça fonctionne ?

Dans la forêt, on retrouve dans le sols des centaines d’organismes vivants, allant du ver de terre aux micro-organismes. Le lombricomposteur essaie d’imiter ce système : un substrat chargé en agents activateurs et des vers de terre. Les vers travaillent avec les bactéries pour digérer la matière organique et la transformer en compost et « thé ». Mais contrairement à la forêt, on a ici un environnement fermé dans lequel nous seuls apportons de la matière. Il faut donc être très vigilant à ce qu’on introduit dans le compost pour que le système fonctionne en harmonie.

Que faut-il mettre / ne pas mettre dedans ?

Il y a un équilibre à respecter : 60 à 70% de matière organique et 30 à 40% de matière carbonée, type carton brun.

Pour faciliter le travail des vers, on dépose en petite quantité et en petits morceaux, et on n’hésite pas à redécouper si nécessaire. Si les morceaux sont trop gros, le lombricomposteur sera vite encombré et les vers mettront beaucoup plus de temps à travailler.

Les autorisés : toutes les épluchures ou restes de fruits et légumes, coquilles d’œufs, marc de café, sachets de thé et filtres à café, les coupes de plantes vertes (sans maladie ni insectes), le papier blanc ou brun, les cartons bruns type boîte d’œuf, les tissus en fibre naturelles comme le coton ou le lin

Les interdits : ail, oignon, poireau, échalote etc qui ont un pouvoir vermifuge, produits d’origine animale : viande, produits laitiers, poisson à cause du risque de fermentation, le plastique, les papiers ou cartons imprimés à l’encre non biodégradable

Attention à apporter de la « nourriture » de manière régulière : pas d’excès ni de famine. dans le deuxième cas, j’ai retrouvé des vers hors du lombricomposteur chez moi. Après avoir remis quelques épluchures dedans, il ne sont plus sorti.

Est-ce que ça sent mauvais ?

ZERO ODEUR

C’est à peu près le même procédé que dans les sols de sous bois : les vers mangent la matière organique et sont aidés par des bactéries. Il n’y a donc aucune odeur désagréable, à condition de ne pas leur donner n’importe quoi à manger. Si vous sentez une odeur, dans le pire des cas ce sera une odeur de forêt fraiche, donc plutôt agréable. Si une odeur forte et désagréable se dégage, c’est que vous avez mis un mauvais « aliment » aux vers et que de mauvaises bactéries se développent, il faudra alors agir avant de perdre toute votre récolte et potentiellement les vers avec.

Où l’installer ?

Place : peu encombrant mais pas vraiment esthétique, surtout si on a des invités peu orienté sur cette démarche (tout le monde n’apprécie pas forcément de prendre l’apéro à côté d’un bac rempli de vers). Sa place idéale est dans la cuisine, un peu caché. Il sera ainsi accessible dès que vous en avez besoin, c’est à dire quand vous cuisinez, pour jeter épluchures en tout genre. Il est sur roulettes, donc vous pouvez aussi le déplacer chaque fois que vous vous en servez.

Est-ce que c’est efficace ?

100% ! les vers mangent tout ce qu’on leur donne, à condition de ne rien mettre de mauvais pour eux. Ils sont rapide, efficaces, bref de supers alliés

Comment utiliser le compost ?

Les vers mettent environs 4 mois à décomposer la matière. On peut alors récupérer dans le dernier bac un substrat ultra riche en nutriment : du lombricompost. On peut faire plusieurs récoltes par an de compost, qu’il faudra stocker à l’abri de la lumière, dans un bac par exemple. Au printemps on peut alors en mélanger avec le terreau lors du rempotage de nos plantes pour leur apporter un engrais qui va se diffuser lentement. On peut aussi l’utiliser en surfaçage : on met une couche de 1 à 2cm en surface de la terre. A chaque arrosage par le dessus, les nutriments vont alors se diffuser dans tout le pot et nourrir la plante. De mon côté, il m’arrive de rempoter des plantes toute l’année soit car elles en ont besoin, soit parce que je viens de les acheter et que le pot est bien trop petit. Je peux donc utiliser ce compost toute l’année en le mélangeant bien à du terreau.

Comment conserver le compost qu’on a pas utilisé ?

Vous le voyez en jardinerie, le terreau est souvent dans des sacs en plastique, percés de quelques trous pour l’aération. Il est donc tout à fait possible de faire pareil avec son compost maison ! On peut aussi récupérer les sacs de terreau vides et y stocker notre compost. Pour ma part, j’ai choisi une autre option : je le conserve dans un bac en plastique à la cave. J’ai percé quelques trous dans le couvercle pour permettre une bonne aération et je le retourne de temps en temps. Le mieux est de s’en servir rapidement : au bout de plusieurs mois il perdra ses propriétés.

Comment utiliser le thé de compost?

On récupère ce liquide en bas du lombricompost, grâce à un robinet sous lequel on aura placé une bouteille. C’est un engrais liquide très concentré, qu’il faut donc bien diluer avant de l’utiliser pour ne pas abimer les racines. On met donc un volume de thé de compost pour 10 volumes d’eau : c’est à dire dans 1L d’eau, il faudra rajouter 10cL de thé. Comme tout engrais liquide, il vaut mieux l’utiliser sur un terreau déjà humide. Vous pouvez l’utiliser de la même manière qu’un engrais liquide du commerce, entre mars et octobre ou en fonction de la plante. C’est un engrais bien plus riche et plus efficace, et 100% naturel ! Le lombricompost en produira beaucoup, vous pourrez donc en donner à vos proches et amis qui ont aussi des plantes, et vu le prix dans le commerce de cet « or liquide », ils vous en seront très reconnaissant.

Plantes et chat : astuces pour une bonne cohabitation (ou presque!)

Tu es plantaddict et amoureux des chats ? Donc tu as le même problème que moi : tes plantes se font défoncer régulièrement par ce petit félin tout mignon.

Double problème

Tes plantes se font manger, mâchouiller, le terreau est gratté, par terre, les pots tombent, se cassent … Le diagnostic ? Le coupable a 2 grands yeux trop mignons, une bouche en cœur et prend un air d’innocent : le chat !

Bien qu’on aime pas voir nos petites plantes adorées se faire abimer sans raison, on aime encore moins aller chez le véto ! Or certaines plantes de nos intérieurs sont toxiques pour les animaux, il est très important de s’informer et de les organiser en conséquence.

Pourquoi le chat mange les plantes ?

C’est dans ses instincts ! Le chat est à la base un animal sauvage, omnivore, qui mange un peu tout ce qu’il trouve. Les végétaux lui permettre de se purger, il est donc attiré par la verdure naturellement. C’est la raison pour laquelle il va avoir envie de mâcher les feuilles à sa hauteur. Lorsqu’il a la possibilité de sortir dehors, il va manger les herbes de la pelouse et certains arbustes, mais lorsqu’il vit en intérieur il n’a pas accès à de l’herbe donc il va se tourner vers d’autres plantes, et pas forcément les meilleures pour sa santé.

Quelles sont les plantes dangereuses ?

Il faut savoir que la plupart des plantes exotiques sont dangereuses pour les animaux. Si le chat ingère la sève, cela peut avoir des conséquence sur son système digestif et peut même être grave dans certains cas : dès qu’on voit des signes anormaux il ne faut pas hésiter à aller chez le véto.

Les aracées : philodendrons, monstera, anthurium, alocasia, dieffenbachia, spathiphyllum … cette grande famille est une des plus courante des plantes d’intérieur, mais aussi une des plus dangereuse ! Le latex dégagé par les feuilles ou les tiges que le chat va manger est très toxique. Il faudra être très vigilant avec ces plantes là, en particulier avec les petites car le chat aura moins tendance à s’attaquer aux grosses.

Les euphorbes : tout d’abord, elles sont pourvues d’épines qui peuvent blesser, mais en plus de cela un latex blanc s’écoule dès que la plante est abimée. Ce latex est très irritant, y comprit pour les humains donc prudence en les manipulant, surtout si vous devez les rempoter : prenez des gants épais et laissez sécher la partie abimée si du latex s’écoule. On peut également passer de l’eau sur la plaie pour arrêter l’écoulement.

A éviter également : ficus, aloe, yucca, begonia … qui peuvent provoquer des troubles digestifs.

Quelles sont les plantes ok ?

Heureusement elles ne sont pas toutes toxiques ! Certaines sont même plutôt bonnes pour l’organisme de nos petits félins.

L’herbe à chat : vendue en jardinerie ou en grande surface, ce n’est en réalité pas de l’herbe. La plupart du temps il s’agit de graines de blé ou d’orge germées, rien à voir avec le gazon de nos jardins ! Ceci dit, cette « herbe à chat » est effectivement bonne pour l’organisme des animaux, et à le même effet purgatif que la pelouse de nos jardins. Elle ne coûte pas cher mais ne durera pas longtemps en intérieur : vous pouvez espérer la garder en vie quelques semaines en l’arrosant régulièrement.

Le papyrus : proche de l’herbe à chat, il ne fera pas de mal à votre animal ! Il est toutefois plus dur et abrasif que l’herbe à chat, donc il peut entrainer des régurgitations mais sans gravité, il faudra juste nettoyer après …

Les fougères : ce sont des plantes qui aiment l’humidité et la mi-ombre, dans une salle de bain par exemple, et qui ne posent aucun soucis avec les chats ! Leur feuillage étant déjà découpé, on ne voit même pas que le félin est passé par là.

Pilea et Hoya : leurs feuilles étant plus proches des plantes grasses, donc épaisses et cireuses, elles n’intéressent pas du tout les chats ! Et si jamais votre animal est téméraire et veut tout de même s’y attaquer, elles ne sont absolument pas toxiques et n’auront donc aucun effet indésirable.

La liste est encore longue, parmi les autres plantes sans risques il y a les calatheas, la grande famille des palmiers d’intérieur, les peperomia … A chaque nouvelle plante que vous ramenez, pensez à vérifier si elle présente un risque et dans le doute, mettez la hors de portée.

Comment empêcher le chat d’aller grignoter les plantes ?

Je vous donne ici quelques astuces que j’ai testé et qui ont fonctionné, mais il existe certainement d’autres techniques et je vous encourage à les partager dans les commentaires !

Mettre la plante hors de portée : ça parait bête mais c’est la première chose à faire ! Mettez la plante sur un meuble en hauteur pour empêcher l’accès au chat. Ce n’est peut être pas la meilleure déco, mais c’est le meilleur moyen de voir la plante s’épanouir.

Le poivre, les écorces d’agrume, les cailloux : ou tout autre répulsif naturel et non toxique. Dans mon cas les écorces ont très bien fonctionné un temps, j’ai du les retirer car elles commençaient à moisir avec l’humidité du terreau. Mais le chat avait bien compris qu’il ne fallait plus aller voir cette plante là! Les gros cailloux : c’est simple et efficace pour empêcher qu’il aille gratter le terreau.

Lui acheter de l’herbe à chat : si votre chat veut grignoter à tout prix de la verdure, autant lui fournir quelque chose de sain. C’est l’option que j’ai choisi depuis plusieurs mois, et je vois bien qu’elle ne touche plus autres plantes. L’inconvénient est que l’herbe à chat ne tient pas très longtemps en appartement, j’en achète environ 3 à 4 pots par an (entre 3 et 5€ le pot) mais ça reste un compromis acceptable pour moi, plutôt que de voir mes plantes abimées ou d’aller chez le véto.