Que faire de ses plantes en vacances ?

Été comme hiver, quand on part plus d’une semaine on a toujours peur qu’en revenant nos plantes soient desséchées. Voici quelques astuces pour limiter la casse.

Bien gérer la lumière :

Le soleil peut abimer les feuilles, et en été il tape fort ! Quand on est pas là, le mieux est de créer une ambiance tamisée en fermant de moitié les volets ou en tirant les rideaux. Attention cependant à ne pas mettre tes plantes dans le noir : elles ont besoin de lumière pour pousser, il s’agit de trouver un compromis entre assez de lumière pour pousser mais pas trop pour ne pas les abimer.

Garder un maximum de fraicheur en intérieur

Cela va de paire avec la lumière : pour garder la fraicheur, on ferme les volets ou les rideaux ! J’habite au 3ème étage et j’ai des fenêtres oscillobattantes, je peux donc aussi laisser une ou deux fenêtres ouvertes pour faire circuler l’air et profiter de la fraicheur nocturne.

Autrement, il vaut mieux tout fermer. Avec le volet à moitié fermé, la température ne devrait pas trop monter en intérieur et les plantes ne souffriront pas trop de la chaleur.

S’assurer que les plantes ne vont pas mourir de soif

Il existe aujourd’hui plusieurs systèmes bien rodés pour arroser les plantes en notre absence. Les oyas (ou ollas) sont très pratiques ! Ces petits réservoirs d’eau en terre cuite permettent à vos plantes de ne pas manquer pendant votre absence, et en plus ils sont trop jolis. J’utilise des oyas toute l’année dans certaines de mes plantes maintenant, comme les Alocaisa ou les pothos. Il existe aussi des systèmes de goutte à goutte, plus compliqués à mettre en place mais tout aussi efficaces.

Petites ou grosses plantes : pas le même combat !

Les plantes qui sont dans des petits pots vont avoir tendance à sécher plus vite. Celles-ci seront les plus compliquées à sauver si tu pars longtemps en vacances. Les plantes en gros pots garderont leur humidité plus longtemps et se remettront plus facilement de ton absence. Dans tous les cas, quand on part, il faut se préparer à en perdre quelques unes … ou les confier à quelqu’un qui en prendra soin !

Quelles sont tes astuces pendant ton absence ?

Comment faire pousser la stephania erecta ?

Avec ses feuilles rondes, on l’adore ! Mais comment s’en occuper ?

Comment la faire germer ?

Tu viens d’acheter une stephania erecta et elle ne ressemble en rien aux belles photos insta que tu as vu ! Pas de panique, il faut de la patience mais bientôt ta patate formera aussi de belles feuilles rondes.

Pour commencer, il faut humidifier le caudex. Pour cela, tu peux le placer dans un sachet plastique comme un sac de congélation fermé, et vaporiser légèrement. Il aura besoin de chaleur et de lumière, tu peux le mettre près d’une fenêtre ensoleillée. Il faudra alors être très patient car le réveil du caudex peut prendre plusieurs semaines. Pendant ce temps, il faudra ouvrir régulièrement le sachet pour aérer, et vaporiser si besoin pour garder un certain niveau d’humidité.

Je la plante dans quel substrat ?

Lorsque la première pousse apparaît sur le caudex, on peut commencer à le placer dans un pot avec substrat. j’utilise un mélange léger : terreau et sable.

Pour aider au développement des premières feuilles, tu peux créer un effet de serre en enfermant le pot dans un sachet plastique ou sous cloche, et en vaporisant une fois par semaine.

Dès que la pousse se développe, on peut le sortir du sachet.

Comment l’entretenir ?

La Stephania aime l’humidité, on peut donc vaporiser légèrement le caudex de temps en temps. Attention à ne pas avoir la main trop lourde au risque de le faire pourrir. Tu peux également vaporiser les feuilles ou placer ta plante près d’un humidificateur.

Pour l’arrosage, je conseille toujours d’arroser par le dessous, cela évite les excès.

Enfin, pour un effet esthétique, tu peux accrocher la tige à un joli tuteur, mais ce n’est pas obligatoire.

Et pendant l’hiver ?

Dès le début de l’automne, les températures deviennent fraiches et ta stephania va commencer à perdre ses feuilles. C’est parfaitement normal : le caudex se met au repos en période hivernale.

Dès les premiers signes, il faut diminuer les arrosages progressivement. Quand la plante a perdu toutes ses feuilles, tu peux arrêter complètement les arrosages : le caudex est alors en dormance.

Pour conserver le caudex pendant l’hiver, il est possible de le sortir de terre et de le mettre au sec à l’abri de la lumière, dans une cave par exemple. Ce n’est pas du tout obligatoire : j’ai conservé le mien tout l’hiver dans son pot et il repartira tout aussi bien ce printemps !

Où la trouver ?

Bien que cette plante soit assez rare, on commence à en trouver de plus en plus en boutique ou sur internet. J’ai trouvé la mienne chez Shawnee à Paris. Les prix tournent autour de 20€ pour un petit caudex, mais peuvent très vite monter si vous cherchez un gros caudex ou une plante en feuille.

Le saviez-vous ?

la « patate » est en réalité un caudex : une réserve d’eau et de nutriment pour la plante. dans son milieu d’origine, l’Asie du sud-est, le climat est tropical mais peut aussi être sec. le caudex permet alors à la plante de survivre pendant les périodes de sécheresse.

Les différentes techniques de bouturage

Comment avoir une collection de plantes qui grandit à l’infini ? Il suffit de les bouturer ! Et non, ce n’est pas réservé aux professionnels, le bouturage c’est très facile et à la portée de tous !

La méthode la plus simple : bouturer en eau

C’est une technique qui fonctionne pour une majorité de plantes ! Le principe est très simple : on coupe une tige et on la fait tremper dans un verre d’eau. Je vous donne quelques astuces à connaître pour que votre bouture se porte encore mieux !

Tout d’abord, il ne s’agit pas de couper sa plante n’importe où : il faut couper la tige avec un nœud. Ensuite il faut enlever quelques feuilles de la base pour dégager la tige, puis laisser sécher quelques heures, voire un nuit pour que la plaie cicatrise. cette étape est essentielle si on ne veut pas voir sa bouture pourrir en eau.

Une fois la plaie bien sèche on peut mettre la tige en eau ! En quelques semaines des racines vont apparaître et on pourra la mettre en terre. cette technique peut se pratiquer toute l’année, été comme hiver, le processus sera juste un peu plus long en hiver.

Il faut savoir que toutes les plantes ne forment pas leurs racines au même rythme, il faudra donc s’armer de patience pour certaine (comme le raphidophora tetrasperma) mais le résultat sera à la hauteur !

La méthode des apprentis horticulteurs : bouturer en sphaigne et serre

Ici je vous parle du bouturage de tronçons.

Qu’est-ce qu’un tronçon ? Il s’agit d’un morceau de tige comportant au moins un nœud et pas forcément de feuille. cette méthode fonctionne très bien avec les philodendrons, les pothos et les monstera entre autres. pour réaliser cette technique il vous faut un couteau bien aiguisé et désinfecté, de la cannelle (je vous explique plus tard pourquoi), un récipient en plastique ou en verre que vous pouvez refermer (j’utilise les mini serre de la marque elho) et de la sphaigne de bonne qualité (je vous conseille Veenmos sphagnum). Je vais vous montrer un exemple avec du pothos.

Tout d’abord il faut couper la liane du pothos, puis la débiter en tronçon (avec au moins un nœud donc). Pour être sur à 100% que la bouture va prendre je vous conseille des tronçon de 2 nœuds, mais ça peut très bien marcher avec un seul nœud. Il est important d’utiliser du matériel désinfecté pour éviter de transmettre des pathogènes qui pourraient faire pourrir le tronçon. J’utilise ensuite de la cannelle à chaque extrémité coupée : la cannelle est anti-bactérienne et donc anti-pourriture !

Dans votre récipient, vous pouvez mettre de la sphaigne jusqu’à moitié en hauteur, y déposer le ou les tronçons, recouvrir avec quelques fibres de sphaigne, vaporiser un peu d’eau claire et refermer. Le récipient va alors garder toute l’humidité de la sphaigne à l’intérieur et créer un effet de serre : chaleur et humidité, idéal pour le bouturage.

Cette méthode peut prendre plusieurs semaines et fonctionnera bien mieux en été ou la chaleur et la lumière sont présentes. En hiver, je vous conseille à minima d’utiliser une lampe horticole et dans l’idéal un tapis chauffant en supplément. Si comme moi vous avez du chauffage au sol et qu’il fait 25)C chez vous, pas besoin de tapis chauffant ! Il faudra vérifier régulièrement l’intérieur du récipient en l’ouvrant : l’air a besoin d’être renouvelé de temps en temps, c’est aussi l’occasion d’éliminer certains tronçons qui ont pu pourrir. Lorsque vos tronçons font leurs premières feuilles, c’est le moment de vérifier les racines et éventuellement de mettre en terre.

Tu as d’autre méthodes de bouturage ? Viens les partager en commentaires !

Plantes et chat : astuces pour une bonne cohabitation (ou presque!)

Tu es plantaddict et amoureux des chats ? Donc tu as le même problème que moi : tes plantes se font défoncer régulièrement par ce petit félin tout mignon.

Double problème

Tes plantes se font manger, mâchouiller, le terreau est gratté, par terre, les pots tombent, se cassent … Le diagnostic ? Le coupable a 2 grands yeux trop mignons, une bouche en cœur et prend un air d’innocent : le chat !

Bien qu’on aime pas voir nos petites plantes adorées se faire abimer sans raison, on aime encore moins aller chez le véto ! Or certaines plantes de nos intérieurs sont toxiques pour les animaux, il est très important de s’informer et de les organiser en conséquence.

Pourquoi le chat mange les plantes ?

C’est dans ses instincts ! Le chat est à la base un animal sauvage, omnivore, qui mange un peu tout ce qu’il trouve. Les végétaux lui permettre de se purger, il est donc attiré par la verdure naturellement. C’est la raison pour laquelle il va avoir envie de mâcher les feuilles à sa hauteur. Lorsqu’il a la possibilité de sortir dehors, il va manger les herbes de la pelouse et certains arbustes, mais lorsqu’il vit en intérieur il n’a pas accès à de l’herbe donc il va se tourner vers d’autres plantes, et pas forcément les meilleures pour sa santé.

Quelles sont les plantes dangereuses ?

Il faut savoir que la plupart des plantes exotiques sont dangereuses pour les animaux. Si le chat ingère la sève, cela peut avoir des conséquence sur son système digestif et peut même être grave dans certains cas : dès qu’on voit des signes anormaux il ne faut pas hésiter à aller chez le véto.

Les aracées : philodendrons, monstera, anthurium, alocasia, dieffenbachia, spathiphyllum … cette grande famille est une des plus courante des plantes d’intérieur, mais aussi une des plus dangereuse ! Le latex dégagé par les feuilles ou les tiges que le chat va manger est très toxique. Il faudra être très vigilant avec ces plantes là, en particulier avec les petites car le chat aura moins tendance à s’attaquer aux grosses.

Les euphorbes : tout d’abord, elles sont pourvues d’épines qui peuvent blesser, mais en plus de cela un latex blanc s’écoule dès que la plante est abimée. Ce latex est très irritant, y comprit pour les humains donc prudence en les manipulant, surtout si vous devez les rempoter : prenez des gants épais et laissez sécher la partie abimée si du latex s’écoule. On peut également passer de l’eau sur la plaie pour arrêter l’écoulement.

A éviter également : ficus, aloe, yucca, begonia … qui peuvent provoquer des troubles digestifs.

Quelles sont les plantes ok ?

Heureusement elles ne sont pas toutes toxiques ! Certaines sont même plutôt bonnes pour l’organisme de nos petits félins.

L’herbe à chat : vendue en jardinerie ou en grande surface, ce n’est en réalité pas de l’herbe. La plupart du temps il s’agit de graines de blé ou d’orge germées, rien à voir avec le gazon de nos jardins ! Ceci dit, cette « herbe à chat » est effectivement bonne pour l’organisme des animaux, et à le même effet purgatif que la pelouse de nos jardins. Elle ne coûte pas cher mais ne durera pas longtemps en intérieur : vous pouvez espérer la garder en vie quelques semaines en l’arrosant régulièrement.

Le papyrus : proche de l’herbe à chat, il ne fera pas de mal à votre animal ! Il est toutefois plus dur et abrasif que l’herbe à chat, donc il peut entrainer des régurgitations mais sans gravité, il faudra juste nettoyer après …

Les fougères : ce sont des plantes qui aiment l’humidité et la mi-ombre, dans une salle de bain par exemple, et qui ne posent aucun soucis avec les chats ! Leur feuillage étant déjà découpé, on ne voit même pas que le félin est passé par là.

Pilea et Hoya : leurs feuilles étant plus proches des plantes grasses, donc épaisses et cireuses, elles n’intéressent pas du tout les chats ! Et si jamais votre animal est téméraire et veut tout de même s’y attaquer, elles ne sont absolument pas toxiques et n’auront donc aucun effet indésirable.

La liste est encore longue, parmi les autres plantes sans risques il y a les calatheas, la grande famille des palmiers d’intérieur, les peperomia … A chaque nouvelle plante que vous ramenez, pensez à vérifier si elle présente un risque et dans le doute, mettez la hors de portée.

Comment empêcher le chat d’aller grignoter les plantes ?

Je vous donne ici quelques astuces que j’ai testé et qui ont fonctionné, mais il existe certainement d’autres techniques et je vous encourage à les partager dans les commentaires !

Mettre la plante hors de portée : ça parait bête mais c’est la première chose à faire ! Mettez la plante sur un meuble en hauteur pour empêcher l’accès au chat. Ce n’est peut être pas la meilleure déco, mais c’est le meilleur moyen de voir la plante s’épanouir.

Le poivre, les écorces d’agrume, les cailloux : ou tout autre répulsif naturel et non toxique. Dans mon cas les écorces ont très bien fonctionné un temps, j’ai du les retirer car elles commençaient à moisir avec l’humidité du terreau. Mais le chat avait bien compris qu’il ne fallait plus aller voir cette plante là! Les gros cailloux : c’est simple et efficace pour empêcher qu’il aille gratter le terreau.

Lui acheter de l’herbe à chat : si votre chat veut grignoter à tout prix de la verdure, autant lui fournir quelque chose de sain. C’est l’option que j’ai choisi depuis plusieurs mois, et je vois bien qu’elle ne touche plus autres plantes. L’inconvénient est que l’herbe à chat ne tient pas très longtemps en appartement, j’en achète environ 3 à 4 pots par an (entre 3 et 5€ le pot) mais ça reste un compromis acceptable pour moi, plutôt que de voir mes plantes abimées ou d’aller chez le véto.

La monstera mania

Les adeptes d’instagram le savent : le lundi c’est #monsteramonday ! Mais au fait, c’est quoi le monstera ?


Cette plante majestueuse de la famille des aracées est un liane qui peut atteindre plusieurs mètres de haut. Les variétés les plus connues sont le monstera deliciosa, monstera variegata, monstera minima (aussi appelé raphidophora tetrasperma), monstera adansonii (ou monkey mask) et monstera karstenianum (ou monstera peru). Mais il en existe bien d’autres !

Originaire des forêts tropicales, c’est une plante qui apprécie l’humidité ambiante et fera de nombreuses racines aériennes. Il ne faut pas hésiter à la mettre près d’un humidificateur si vous en avez un.

Niveau substrat, il lui faut un mélange léger et très drainant : pour ma part je mélange 50% d’écorces de coco, 30% de terreau et 20% de perlite pour une texture très légère. j’utilise d’ailleurs ce type de mélange pour la plupart de mes aracées.

Pour l’arrosage, il faut bien laisser sécher le substrat entre deux. Cette plante préfère rester au sec que d’avoir les racines dans l’eau. Vous pouvez apporter de l’engrais durant la belle saison (de mars à octobre) pour qu’elle s’épanouisse encore plus !

raphidophora tetrasperma

Voici une liste des produits dont je parle dans cet article et que j’utilise. Cet article n’est pas sponsorisé, je partage donc cette liste uniquement car je suis contente de ces produits.

Humidificateur : j’utilise des humidificateurs de la marque SmartDevil.

Engrais : engrais plantes d’intérieur de la marque de la jardinerie, j’ai testé aussi l’engrais UnderGreen.

Substrat : j’achète tous mes substrats en jardinerie, donc il n’y a rien d’introuvable ! Terreau spécial plantes d’intérieur (en général je prends la marque de la jardinerie où je suis), écorces : substrat pour orchidées ou bloc compressé d’écorces de coco, et perlite : masso gar


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