Les différentes techniques de bouturage

Comment avoir une collection de plantes qui grandit à l’infini ? Il suffit de les bouturer ! Et non, ce n’est pas réservé aux professionnels, le bouturage c’est très facile et à la portée de tous !

La méthode la plus simple : bouturer en eau

C’est une technique qui fonctionne pour une majorité de plantes ! Le principe est très simple : on coupe une tige et on la fait tremper dans un verre d’eau. Je vous donne quelques astuces à connaître pour que votre bouture se porte encore mieux !

Tout d’abord, il ne s’agit pas de couper sa plante n’importe où : il faut couper la tige avec un nœud. Ensuite il faut enlever quelques feuilles de la base pour dégager la tige, puis laisser sécher quelques heures, voire un nuit pour que la plaie cicatrise. cette étape est essentielle si on ne veut pas voir sa bouture pourrir en eau.

Une fois la plaie bien sèche on peut mettre la tige en eau ! En quelques semaines des racines vont apparaître et on pourra la mettre en terre. cette technique peut se pratiquer toute l’année, été comme hiver, le processus sera juste un peu plus long en hiver.

Il faut savoir que toutes les plantes ne forment pas leurs racines au même rythme, il faudra donc s’armer de patience pour certaine (comme le raphidophora tetrasperma) mais le résultat sera à la hauteur !

La méthode des apprentis horticulteurs : bouturer en sphaigne et serre

Ici je vous parle du bouturage de tronçons.

Qu’est-ce qu’un tronçon ? Il s’agit d’un morceau de tige comportant au moins un nœud et pas forcément de feuille. cette méthode fonctionne très bien avec les philodendrons, les pothos et les monstera entre autres. pour réaliser cette technique il vous faut un couteau bien aiguisé et désinfecté, de la cannelle (je vous explique plus tard pourquoi), un récipient en plastique ou en verre que vous pouvez refermer (j’utilise les mini serre de la marque elho) et de la sphaigne de bonne qualité (je vous conseille Veenmos sphagnum). Je vais vous montrer un exemple avec du pothos.

Tout d’abord il faut couper la liane du pothos, puis la débiter en tronçon (avec au moins un nœud donc). Pour être sur à 100% que la bouture va prendre je vous conseille des tronçon de 2 nœuds, mais ça peut très bien marcher avec un seul nœud. Il est important d’utiliser du matériel désinfecté pour éviter de transmettre des pathogènes qui pourraient faire pourrir le tronçon. J’utilise ensuite de la cannelle à chaque extrémité coupée : la cannelle est anti-bactérienne et donc anti-pourriture !

Dans votre récipient, vous pouvez mettre de la sphaigne jusqu’à moitié en hauteur, y déposer le ou les tronçons, recouvrir avec quelques fibres de sphaigne, vaporiser un peu d’eau claire et refermer. Le récipient va alors garder toute l’humidité de la sphaigne à l’intérieur et créer un effet de serre : chaleur et humidité, idéal pour le bouturage.

Cette méthode peut prendre plusieurs semaines et fonctionnera bien mieux en été ou la chaleur et la lumière sont présentes. En hiver, je vous conseille à minima d’utiliser une lampe horticole et dans l’idéal un tapis chauffant en supplément. Si comme moi vous avez du chauffage au sol et qu’il fait 25)C chez vous, pas besoin de tapis chauffant ! Il faudra vérifier régulièrement l’intérieur du récipient en l’ouvrant : l’air a besoin d’être renouvelé de temps en temps, c’est aussi l’occasion d’éliminer certains tronçons qui ont pu pourrir. Lorsque vos tronçons font leurs premières feuilles, c’est le moment de vérifier les racines et éventuellement de mettre en terre.

Tu as d’autre méthodes de bouturage ? Viens les partager en commentaires !

La monstera mania

Les adeptes d’instagram le savent : le lundi c’est #monsteramonday ! Mais au fait, c’est quoi le monstera ?


Cette plante majestueuse de la famille des aracées est un liane qui peut atteindre plusieurs mètres de haut. Les variétés les plus connues sont le monstera deliciosa, monstera variegata, monstera minima (aussi appelé raphidophora tetrasperma), monstera adansonii (ou monkey mask) et monstera karstenianum (ou monstera peru). Mais il en existe bien d’autres !

Originaire des forêts tropicales, c’est une plante qui apprécie l’humidité ambiante et fera de nombreuses racines aériennes. Il ne faut pas hésiter à la mettre près d’un humidificateur si vous en avez un.

Niveau substrat, il lui faut un mélange léger et très drainant : pour ma part je mélange 50% d’écorces de coco, 30% de terreau et 20% de perlite pour une texture très légère. j’utilise d’ailleurs ce type de mélange pour la plupart de mes aracées.

Pour l’arrosage, il faut bien laisser sécher le substrat entre deux. Cette plante préfère rester au sec que d’avoir les racines dans l’eau. Vous pouvez apporter de l’engrais durant la belle saison (de mars à octobre) pour qu’elle s’épanouisse encore plus !

raphidophora tetrasperma

Voici une liste des produits dont je parle dans cet article et que j’utilise. Cet article n’est pas sponsorisé, je partage donc cette liste uniquement car je suis contente de ces produits.

Humidificateur : j’utilise des humidificateurs de la marque SmartDevil.

Engrais : engrais plantes d’intérieur de la marque de la jardinerie, j’ai testé aussi l’engrais UnderGreen.

Substrat : j’achète tous mes substrats en jardinerie, donc il n’y a rien d’introuvable ! Terreau spécial plantes d’intérieur (en général je prends la marque de la jardinerie où je suis), écorces : substrat pour orchidées ou bloc compressé d’écorces de coco, et perlite : masso gar


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