Un compost fait maison !

Vous saviez qu’on peut aussi produire son propre compost en appartement ? Moi qui cherchait à réduire mes déchets, j’ai opté pour un lombricomposteur. Je vous résume ici toutes les questions que je me suis posée !

C’est quoi ?

Le lombricomposteur se compose de 3 bacs superposés, dans lesquels on met nos déchets organiques (voir plus bas pour les interdits/autorisés). Dans les bacs, on retrouve un substrat avec des vers de compost, qui vont travailler nuit et jour pour digérer la matière organique qu’on leur donne et la transformer en compost et en thé de compost. Les vers se promènent librement entre les bacs grâce à des petits trous, et vont ainsi décomposer la matière sur les différents étages. Ça fonctionne exactement comme dans la nature, dans le sol des forets par exemple, mais ça tient dans un bac de 1m de hauteur et 40cm de côté.

Comment ça fonctionne ?

Dans la forêt, on retrouve dans le sols des centaines d’organismes vivants, allant du ver de terre aux micro-organismes. Le lombricomposteur essaie d’imiter ce système : un substrat chargé en agents activateurs et des vers de terre. Les vers travaillent avec les bactéries pour digérer la matière organique et la transformer en compost et « thé ». Mais contrairement à la forêt, on a ici un environnement fermé dans lequel nous seuls apportons de la matière. Il faut donc être très vigilant à ce qu’on introduit dans le compost pour que le système fonctionne en harmonie.

Que faut-il mettre / ne pas mettre dedans ?

Il y a un équilibre à respecter : 60 à 70% de matière organique et 30 à 40% de matière carbonée, type carton brun.

Pour faciliter le travail des vers, on dépose en petite quantité et en petits morceaux, et on n’hésite pas à redécouper si nécessaire. Si les morceaux sont trop gros, le lombricomposteur sera vite encombré et les vers mettront beaucoup plus de temps à travailler.

Les autorisés : toutes les épluchures ou restes de fruits et légumes, coquilles d’œufs, marc de café, sachets de thé et filtres à café, les coupes de plantes vertes (sans maladie ni insectes), le papier blanc ou brun, les cartons bruns type boîte d’œuf, les tissus en fibre naturelles comme le coton ou le lin

Les interdits : ail, oignon, poireau, échalote etc qui ont un pouvoir vermifuge, produits d’origine animale : viande, produits laitiers, poisson à cause du risque de fermentation, le plastique, les papiers ou cartons imprimés à l’encre non biodégradable

Attention à apporter de la « nourriture » de manière régulière : pas d’excès ni de famine. dans le deuxième cas, j’ai retrouvé des vers hors du lombricomposteur chez moi. Après avoir remis quelques épluchures dedans, il ne sont plus sorti.

Est-ce que ça sent mauvais ?

ZERO ODEUR

C’est à peu près le même procédé que dans les sols de sous bois : les vers mangent la matière organique et sont aidés par des bactéries. Il n’y a donc aucune odeur désagréable, à condition de ne pas leur donner n’importe quoi à manger. Si vous sentez une odeur, dans le pire des cas ce sera une odeur de forêt fraiche, donc plutôt agréable. Si une odeur forte et désagréable se dégage, c’est que vous avez mis un mauvais « aliment » aux vers et que de mauvaises bactéries se développent, il faudra alors agir avant de perdre toute votre récolte et potentiellement les vers avec.

Où l’installer ?

Place : peu encombrant mais pas vraiment esthétique, surtout si on a des invités peu orienté sur cette démarche (tout le monde n’apprécie pas forcément de prendre l’apéro à côté d’un bac rempli de vers). Sa place idéale est dans la cuisine, un peu caché. Il sera ainsi accessible dès que vous en avez besoin, c’est à dire quand vous cuisinez, pour jeter épluchures en tout genre. Il est sur roulettes, donc vous pouvez aussi le déplacer chaque fois que vous vous en servez.

Est-ce que c’est efficace ?

100% ! les vers mangent tout ce qu’on leur donne, à condition de ne rien mettre de mauvais pour eux. Ils sont rapide, efficaces, bref de supers alliés

Comment utiliser le compost ?

Les vers mettent environs 4 mois à décomposer la matière. On peut alors récupérer dans le dernier bac un substrat ultra riche en nutriment : du lombricompost. On peut faire plusieurs récoltes par an de compost, qu’il faudra stocker à l’abri de la lumière, dans un bac par exemple. Au printemps on peut alors en mélanger avec le terreau lors du rempotage de nos plantes pour leur apporter un engrais qui va se diffuser lentement. On peut aussi l’utiliser en surfaçage : on met une couche de 1 à 2cm en surface de la terre. A chaque arrosage par le dessus, les nutriments vont alors se diffuser dans tout le pot et nourrir la plante. De mon côté, il m’arrive de rempoter des plantes toute l’année soit car elles en ont besoin, soit parce que je viens de les acheter et que le pot est bien trop petit. Je peux donc utiliser ce compost toute l’année en le mélangeant bien à du terreau.

Comment conserver le compost qu’on a pas utilisé ?

Vous le voyez en jardinerie, le terreau est souvent dans des sacs en plastique, percés de quelques trous pour l’aération. Il est donc tout à fait possible de faire pareil avec son compost maison ! On peut aussi récupérer les sacs de terreau vides et y stocker notre compost. Pour ma part, j’ai choisi une autre option : je le conserve dans un bac en plastique à la cave. J’ai percé quelques trous dans le couvercle pour permettre une bonne aération et je le retourne de temps en temps. Le mieux est de s’en servir rapidement : au bout de plusieurs mois il perdra ses propriétés.

Comment utiliser le thé de compost?

On récupère ce liquide en bas du lombricompost, grâce à un robinet sous lequel on aura placé une bouteille. C’est un engrais liquide très concentré, qu’il faut donc bien diluer avant de l’utiliser pour ne pas abimer les racines. On met donc un volume de thé de compost pour 10 volumes d’eau : c’est à dire dans 1L d’eau, il faudra rajouter 10cL de thé. Comme tout engrais liquide, il vaut mieux l’utiliser sur un terreau déjà humide. Vous pouvez l’utiliser de la même manière qu’un engrais liquide du commerce, entre mars et octobre ou en fonction de la plante. C’est un engrais bien plus riche et plus efficace, et 100% naturel ! Le lombricompost en produira beaucoup, vous pourrez donc en donner à vos proches et amis qui ont aussi des plantes, et vu le prix dans le commerce de cet « or liquide », ils vous en seront très reconnaissant.

Que faire de ses plantes en vacances ?

Été comme hiver, quand on part plus d’une semaine on a toujours peur qu’en revenant nos plantes soient desséchées. Voici quelques astuces pour limiter la casse.

Bien gérer la lumière :

Le soleil peut abimer les feuilles, et en été il tape fort ! Quand on est pas là, le mieux est de créer une ambiance tamisée en fermant de moitié les volets ou en tirant les rideaux. Attention cependant à ne pas mettre tes plantes dans le noir : elles ont besoin de lumière pour pousser, il s’agit de trouver un compromis entre assez de lumière pour pousser mais pas trop pour ne pas les abimer.

Garder un maximum de fraicheur en intérieur

Cela va de paire avec la lumière : pour garder la fraicheur, on ferme les volets ou les rideaux ! J’habite au 3ème étage et j’ai des fenêtres oscillobattantes, je peux donc aussi laisser une ou deux fenêtres ouvertes pour faire circuler l’air et profiter de la fraicheur nocturne.

Autrement, il vaut mieux tout fermer. Avec le volet à moitié fermé, la température ne devrait pas trop monter en intérieur et les plantes ne souffriront pas trop de la chaleur.

S’assurer que les plantes ne vont pas mourir de soif

Il existe aujourd’hui plusieurs systèmes bien rodés pour arroser les plantes en notre absence. Les oyas (ou ollas) sont très pratiques ! Ces petits réservoirs d’eau en terre cuite permettent à vos plantes de ne pas manquer pendant votre absence, et en plus ils sont trop jolis. J’utilise des oyas toute l’année dans certaines de mes plantes maintenant, comme les Alocaisa ou les pothos. Il existe aussi des systèmes de goutte à goutte, plus compliqués à mettre en place mais tout aussi efficaces.

Petites ou grosses plantes : pas le même combat !

Les plantes qui sont dans des petits pots vont avoir tendance à sécher plus vite. Celles-ci seront les plus compliquées à sauver si tu pars longtemps en vacances. Les plantes en gros pots garderont leur humidité plus longtemps et se remettront plus facilement de ton absence. Dans tous les cas, quand on part, il faut se préparer à en perdre quelques unes … ou les confier à quelqu’un qui en prendra soin !

Quelles sont tes astuces pendant ton absence ?

Avoir du basilic frais toute l’année : le potager d’intérieur

Il y a deux ans on m’a offert un potager d’intérieur Véritable. Depuis, je profite des herbes aromatiques toute l’année en appartement !

Véritable est une marque qui fabrique des potager d’intérieur en France. Il existe différentes gammes à différents prix, avec plus ou moins de technologie. Pour ma part j’ai le potager Classique à 4 emplacements.

Comment ça marche ?

Il est très facile d’installation ! Il suffit de monter les lampes et les différentes parties, on le branche, on met de l’eau et c’est parti. Il ne prend quasiment pas de place dans ma cuisine, si vous n’avez vraiment pas beaucoup de place il existe aussi des modèles à deux emplacements encore plus compacts.

Une fois branché, les lampes s’allument et fonctionnent 16h d’affilée. Au bout de 16h elles s’éteignent, puis se rallument 8h plus tard pour finir le cycle de 24h. Les lampes s’adaptent en hauteur en fonction de la pousse de vos herbes, et leur lumière s’adapte également pour vous prévenir s’il n’y a plus d’eau : elles deviennent bleu ou clignotantes.

Le potager est totalement autonome : grâce aux lampes qui diffusent des longueurs d’ondes précises (dans les rouges et bleus), vos plantes reçoivent exactement la lumière dont elles ont besoin pour pousser, même si votre espace n’est pas très lumineux.

les herbes s’achètent sous format de lingots : des petits blocs de terres secs avec les graines incrustées dedans. On les place dans les emplacements, et au bout de quelques heures les lingots se sont ré-humidifiés. Dans les premiers jours, il faudra remplir souvent le réservoir d’eau car cela consomme beaucoup au début. Par la suite, lorsque vos plantes sont développées, on peut le remplir moins souvent et même partir en vacances une semaine sans soucis.

Comment s’occuper des herbes ?

Je parle d’herbe, mais on peut même cultiver des petites plantes potagères ! J’ai déjà testé les mini poivrons, mini piments, les fraises, les pensées, et la gamme continue encore.

Au niveau des herbes, j’ai testé basilic, coriandre, persil, ciboulette, thym, menthe, basilic pourpre et aneth. Le thym et la menthe m’ont un peu déçue, mais le reste s’est très bien développé.

Lorsqu’on met des nouveaux lingots, on peut attendre une première récolte au bout de 2 semaines, ce qui est très rapide. Pour récolter, je conseille de couper au plus près de la tige pour tout ce qui est persil, coriandre, ciboulette, etc. Ces herbes poussent de l’intérieur : les jeunes feuilles apparaissent au cœur de la plante. Il faut donc couper les branches extérieures en premier pour assurer une bonne croissance de la plante. Pour la basilic, il faut occuper au dessus d’un nœud pour permettre à la plante de faire de nouvelles tiges à partir de ce point.

Les lingots ne sont pas éternels, et c’est normal. Les plantes poussent dans un bac d’eau, il est donc tout à fait normal au bout de quelques mois qu’elles manquent de nutriments et finissent par sécher. J’ai déjà essayer de transférer mes lingots dans des jardinières pour poursuivre la culture, avec les fraisiers cela avait très bien marché et j’ai pu les garder quelques semaines de plus pour profiter des derniers fruits.

Lorsque les plantes sont vieilles et en fin de vie, je démonte et nettoie l’ensemble du potager, pour qu’il soit prêt à accueillir de nouveaux lingots !

Cet article n’est pas sponsorisé : je vous partage simplement mon retour d’expérience sur ce produit dont je suis très satisfaite.

Faut-il rempoter ses plantes au printemps (et uniquement au printemps) ?

On entend souvent dire que printemps est la saison idéale pour le rempotage, certains diront même qu’il est interdit de rempoter en hiver. Je vous donne quelques astuces pour savoir quand vos plantes ont réellement besoin d’être rempotées !

La taille du pot

Les plantes se développent surtout de mars à octobre, mais en intérieur cela peut varier et elles peuvent se développer tout au long de l’année. Les racines vont donc grandir même en hiver et il arrive qu’elles dépassent du pot. Quand je vois que les racines dépassent, même si c’est l’hiver, je rempote ! La plante pourra alors continuer sa croissance correctement. Inutile de la stresser et d’attendre jusqu’à mars, tu feras peut-être pire que mieux.

Les nutriments

Si, comme moi, tu apportes de l’engrais régulièrement, alors ta plante aura toujours les nutriments dont elle a besoin. En revanche, certaines personnes n’apportent pas ou très peu d’engrais, et les ressources que le terreau fourni finissent par s’épuiser. SI tu n’apporte pas d’engrais, je te conseille de rempoter ta plante tous les ans ou tous les 2 ans en fonction de sa croissance. Ce rempotage va alors apporter beaucoup de nutriments d’un coup, il vaut mieux le faire quand la croissance printanière a repris (si ce n’est pas une croissance toute l’année).

Quand on vient de l’acheter

Les plantes vendues en jardinerie sont souvent poussées à l’extrême. On voit même les racines dépasser en dessous du pot parfois. On peut donc les rempoter quelques temps après l’achat. J’attends toujours quelques jours, pour que la plante puisse s’acclimater à son nouvel environnement. C’est déjà un stress pour une plante de changer de lieu de vie, la rempoter immédiatement rajouterait un stress supplémentaire.

Les autres avantages du rempotage

En enlevant tout le vieux terreau et en le remplaçant par du neuf, on enlève aussi parfois les œufs que des insectes malintentionnés auraient pondu dedans. ça permet donc de faire comme un vide sanitaire et de repartir sur de bonnes bases. On en profite aussi pour faire un bon nettoyage de la plante : des pousses mortes, des racines pourries, on enlève tout au passage. Enfin, rempoter permet de vérifier l’humidité du terreau et les conditions dans lesquelles la plantes (sur)vit : un terreau très humide risque de faire pourrir les racines, un terreau trop sec et qui s’émiette ne retient pas du tout l’eau et ne convient pas non plus. Il convient de trouver le bon dosage de mélange de substrat en fonction de la plante.

Conclusion : alors printemps ou pas ?

D’après moi, il n’y a pas de mauvaise saison pour rempoter, tant qu’on le fait quand la plante en a réellement besoin. Pour le savoir, il faut être attentif à son développement et son bien-être.

Comment se débarrasser des cochenilles ?

On les repère vite sur nos plantes : elles laissent derrières elles des sécrétions blanches, un peu duveteuses, et on les voit parfois sous les feuilles, sur les tiges, ou cachées dans la base de la plante.

A quoi ça ressemble ?

Il existe plusieurs types de cochenilles qui peuvent s’attaquer aux plantes d’intérieur et d’extérieurs. Les plus courantes en intérieur sont les cochenilles farineuses et les cochenilles à carapaces. Les premières se reconnaissent très facilement car elles sont blanches, duveteuses, avec 2 grandes antennes. Elles laissent sur la plante un résidus blanc un peu cotonneux et collant. Les cochenilles à carapace sont plus discrètes : elles sont de couleur brun et laissent peu de traces de leur passage. Elles se cachent le plus souvent sous les feuilles et à la base de la plante, près du terreau.

Agir en premiers soins

Dès qu’on en voit quelques unes, il faut s’en débarrasser vite ! Car les cochenilles ont des pattes et peuvent donc vite envahir toutes vos plantes, surtout si celles-ci sont les unes contre les autres. La première étape est donc d’isoler la ou les plantes atteintes pour préserver les autres.

Une fois isolée, on peut traiter la plante pour essayer de la sauver. La meilleure méthode est l’alcool à bruler, mais cela peut prendre du temps. On imbibe un coton tige d’alcool à bruler, et on inspecte la plante en retirant chaque insectes avec le coton tige. Attention à bien regarder dessus et dessous les feuilles. Pour les plantes à cataphyle, il faut aussi regarder la base des tiges, les cochenilles sont parfois très bien cachées.

Les cochenilles peuvent aussi se cacher dans le pot, dans la terre plus précisément, tout près des racines. Une fois les insectes visibles éliminés, on n’est donc pas à l’abri que celles cachées resurgissent. Il faut donc bien surveiller les plantes atteintes pendant plusieurs jours et recommencer l’opération dès que nécessaire.

Lorsqu’on est dépassé

Parfois, on ne voit pas les insectes à temps et c’est trop tard : la plante est totalement envahie ! Soit vous tentez le tout pour le tout pour la sauver. Dans ce cas, en plus de l’alcool à bruler, on peut pulvériser une solution d’eau, de savon noir et d’alcool à bruler sur toute la plante. Il faudra le faire pendant plusieurs jours, en plus de la technique du coton tige, jusqu’à ce qu’on ne voit plus du tout d’insectes.

Si l’invasion est trop importante, il n’y a parfois pas d’autre solution que de se débarrasser de la plante atteinte, avant qu’elle ne contamine les autres. On peut toujours essayer d’en garder une partie saine et de la bouturer.

En routine /préventif

Depuis cette grosse invasion, j’ai pris l’habitude de vaporiser tous les jours ou tous les 2 jours un mélange d’eau, vinaigre et huile de neem bien diluée. Cela me permet de prévenir une potentielle invasion de cochenilles ou d’autres insectes comme les thrips, qui peuvent aussi très vite se propager sur toutes les plantes.

Le saviez-vous ?

La cochenille était autrefois utilisée pour produire de la teinture rouge/orange. le carmin de cochenille était utilisé pour les teintures de tissu au moyen-âge en Europe, ainsi que par les aztèques et les mayas en Amérique du sud. aujourd’hui, l’élevage de cochenille est encore pratiqué pour produire des colorants alimentaires entre autres.

Les différentes techniques de bouturage

Comment avoir une collection de plantes qui grandit à l’infini ? Il suffit de les bouturer ! Et non, ce n’est pas réservé aux professionnels, le bouturage c’est très facile et à la portée de tous !

La méthode la plus simple : bouturer en eau

C’est une technique qui fonctionne pour une majorité de plantes ! Le principe est très simple : on coupe une tige et on la fait tremper dans un verre d’eau. Je vous donne quelques astuces à connaître pour que votre bouture se porte encore mieux !

Tout d’abord, il ne s’agit pas de couper sa plante n’importe où : il faut couper la tige avec un nœud. Ensuite il faut enlever quelques feuilles de la base pour dégager la tige, puis laisser sécher quelques heures, voire un nuit pour que la plaie cicatrise. cette étape est essentielle si on ne veut pas voir sa bouture pourrir en eau.

Une fois la plaie bien sèche on peut mettre la tige en eau ! En quelques semaines des racines vont apparaître et on pourra la mettre en terre. cette technique peut se pratiquer toute l’année, été comme hiver, le processus sera juste un peu plus long en hiver.

Il faut savoir que toutes les plantes ne forment pas leurs racines au même rythme, il faudra donc s’armer de patience pour certaine (comme le raphidophora tetrasperma) mais le résultat sera à la hauteur !

La méthode des apprentis horticulteurs : bouturer en sphaigne et serre

Ici je vous parle du bouturage de tronçons.

Qu’est-ce qu’un tronçon ? Il s’agit d’un morceau de tige comportant au moins un nœud et pas forcément de feuille. cette méthode fonctionne très bien avec les philodendrons, les pothos et les monstera entre autres. pour réaliser cette technique il vous faut un couteau bien aiguisé et désinfecté, de la cannelle (je vous explique plus tard pourquoi), un récipient en plastique ou en verre que vous pouvez refermer (j’utilise les mini serre de la marque elho) et de la sphaigne de bonne qualité (je vous conseille Veenmos sphagnum). Je vais vous montrer un exemple avec du pothos.

Tout d’abord il faut couper la liane du pothos, puis la débiter en tronçon (avec au moins un nœud donc). Pour être sur à 100% que la bouture va prendre je vous conseille des tronçon de 2 nœuds, mais ça peut très bien marcher avec un seul nœud. Il est important d’utiliser du matériel désinfecté pour éviter de transmettre des pathogènes qui pourraient faire pourrir le tronçon. J’utilise ensuite de la cannelle à chaque extrémité coupée : la cannelle est anti-bactérienne et donc anti-pourriture !

Dans votre récipient, vous pouvez mettre de la sphaigne jusqu’à moitié en hauteur, y déposer le ou les tronçons, recouvrir avec quelques fibres de sphaigne, vaporiser un peu d’eau claire et refermer. Le récipient va alors garder toute l’humidité de la sphaigne à l’intérieur et créer un effet de serre : chaleur et humidité, idéal pour le bouturage.

Cette méthode peut prendre plusieurs semaines et fonctionnera bien mieux en été ou la chaleur et la lumière sont présentes. En hiver, je vous conseille à minima d’utiliser une lampe horticole et dans l’idéal un tapis chauffant en supplément. Si comme moi vous avez du chauffage au sol et qu’il fait 25)C chez vous, pas besoin de tapis chauffant ! Il faudra vérifier régulièrement l’intérieur du récipient en l’ouvrant : l’air a besoin d’être renouvelé de temps en temps, c’est aussi l’occasion d’éliminer certains tronçons qui ont pu pourrir. Lorsque vos tronçons font leurs premières feuilles, c’est le moment de vérifier les racines et éventuellement de mettre en terre.

Tu as d’autre méthodes de bouturage ? Viens les partager en commentaires !

Plantes et chat : astuces pour une bonne cohabitation (ou presque!)

Tu es plantaddict et amoureux des chats ? Donc tu as le même problème que moi : tes plantes se font défoncer régulièrement par ce petit félin tout mignon.

Double problème

Tes plantes se font manger, mâchouiller, le terreau est gratté, par terre, les pots tombent, se cassent … Le diagnostic ? Le coupable a 2 grands yeux trop mignons, une bouche en cœur et prend un air d’innocent : le chat !

Bien qu’on aime pas voir nos petites plantes adorées se faire abimer sans raison, on aime encore moins aller chez le véto ! Or certaines plantes de nos intérieurs sont toxiques pour les animaux, il est très important de s’informer et de les organiser en conséquence.

Pourquoi le chat mange les plantes ?

C’est dans ses instincts ! Le chat est à la base un animal sauvage, omnivore, qui mange un peu tout ce qu’il trouve. Les végétaux lui permettre de se purger, il est donc attiré par la verdure naturellement. C’est la raison pour laquelle il va avoir envie de mâcher les feuilles à sa hauteur. Lorsqu’il a la possibilité de sortir dehors, il va manger les herbes de la pelouse et certains arbustes, mais lorsqu’il vit en intérieur il n’a pas accès à de l’herbe donc il va se tourner vers d’autres plantes, et pas forcément les meilleures pour sa santé.

Quelles sont les plantes dangereuses ?

Il faut savoir que la plupart des plantes exotiques sont dangereuses pour les animaux. Si le chat ingère la sève, cela peut avoir des conséquence sur son système digestif et peut même être grave dans certains cas : dès qu’on voit des signes anormaux il ne faut pas hésiter à aller chez le véto.

Les aracées : philodendrons, monstera, anthurium, alocasia, dieffenbachia, spathiphyllum … cette grande famille est une des plus courante des plantes d’intérieur, mais aussi une des plus dangereuse ! Le latex dégagé par les feuilles ou les tiges que le chat va manger est très toxique. Il faudra être très vigilant avec ces plantes là, en particulier avec les petites car le chat aura moins tendance à s’attaquer aux grosses.

Les euphorbes : tout d’abord, elles sont pourvues d’épines qui peuvent blesser, mais en plus de cela un latex blanc s’écoule dès que la plante est abimée. Ce latex est très irritant, y comprit pour les humains donc prudence en les manipulant, surtout si vous devez les rempoter : prenez des gants épais et laissez sécher la partie abimée si du latex s’écoule. On peut également passer de l’eau sur la plaie pour arrêter l’écoulement.

A éviter également : ficus, aloe, yucca, begonia … qui peuvent provoquer des troubles digestifs.

Quelles sont les plantes ok ?

Heureusement elles ne sont pas toutes toxiques ! Certaines sont même plutôt bonnes pour l’organisme de nos petits félins.

L’herbe à chat : vendue en jardinerie ou en grande surface, ce n’est en réalité pas de l’herbe. La plupart du temps il s’agit de graines de blé ou d’orge germées, rien à voir avec le gazon de nos jardins ! Ceci dit, cette « herbe à chat » est effectivement bonne pour l’organisme des animaux, et à le même effet purgatif que la pelouse de nos jardins. Elle ne coûte pas cher mais ne durera pas longtemps en intérieur : vous pouvez espérer la garder en vie quelques semaines en l’arrosant régulièrement.

Le papyrus : proche de l’herbe à chat, il ne fera pas de mal à votre animal ! Il est toutefois plus dur et abrasif que l’herbe à chat, donc il peut entrainer des régurgitations mais sans gravité, il faudra juste nettoyer après …

Les fougères : ce sont des plantes qui aiment l’humidité et la mi-ombre, dans une salle de bain par exemple, et qui ne posent aucun soucis avec les chats ! Leur feuillage étant déjà découpé, on ne voit même pas que le félin est passé par là.

Pilea et Hoya : leurs feuilles étant plus proches des plantes grasses, donc épaisses et cireuses, elles n’intéressent pas du tout les chats ! Et si jamais votre animal est téméraire et veut tout de même s’y attaquer, elles ne sont absolument pas toxiques et n’auront donc aucun effet indésirable.

La liste est encore longue, parmi les autres plantes sans risques il y a les calatheas, la grande famille des palmiers d’intérieur, les peperomia … A chaque nouvelle plante que vous ramenez, pensez à vérifier si elle présente un risque et dans le doute, mettez la hors de portée.

Comment empêcher le chat d’aller grignoter les plantes ?

Je vous donne ici quelques astuces que j’ai testé et qui ont fonctionné, mais il existe certainement d’autres techniques et je vous encourage à les partager dans les commentaires !

Mettre la plante hors de portée : ça parait bête mais c’est la première chose à faire ! Mettez la plante sur un meuble en hauteur pour empêcher l’accès au chat. Ce n’est peut être pas la meilleure déco, mais c’est le meilleur moyen de voir la plante s’épanouir.

Le poivre, les écorces d’agrume, les cailloux : ou tout autre répulsif naturel et non toxique. Dans mon cas les écorces ont très bien fonctionné un temps, j’ai du les retirer car elles commençaient à moisir avec l’humidité du terreau. Mais le chat avait bien compris qu’il ne fallait plus aller voir cette plante là! Les gros cailloux : c’est simple et efficace pour empêcher qu’il aille gratter le terreau.

Lui acheter de l’herbe à chat : si votre chat veut grignoter à tout prix de la verdure, autant lui fournir quelque chose de sain. C’est l’option que j’ai choisi depuis plusieurs mois, et je vois bien qu’elle ne touche plus autres plantes. L’inconvénient est que l’herbe à chat ne tient pas très longtemps en appartement, j’en achète environ 3 à 4 pots par an (entre 3 et 5€ le pot) mais ça reste un compromis acceptable pour moi, plutôt que de voir mes plantes abimées ou d’aller chez le véto.

Mon top 5 des plantes d’intérieur graphiques

Pour bien démarrer cette nouvelle année, je vous propose de partager avec vous mon top 5 des plantes d’intérieur ! Je vous parle ici de plantes qui sont non seulement belles et graphiques, mais aussi faciles d’entretien, donc accessibles même pour des débutants.

Monstera deliciosa

Je commence ce top avec un grand classique ! Avec ses grandes feuilles découpées et brillantes et son vert parfait, la monstera deliciosa est vraiment la plante idéale pour habiller un espace chez vous. En plus d’être très belle, elle est aussi très facile d’entretien. D’ailleurs j’en avais déjà parlé sur un article dédié aux monstera ici. Si vous préférez la version panachée, alors la monstera variegata est faite pour vous. Plus difficile à trouver et beaucoup plus chère, elle a un charme auquel on ne peut pas résister. Si elle commence à prendre trop de place chez vous n’hésiter pas à la bouturer ! Cela encouragera la plante à se ramifier et vous donnera plusieurs lianes.

Pothos

Encore un classique ! Mais le pothos est un incontournable des plantes graphiques et faciles. Il existe tellement de variétés différentes que vous en trouverez forcément une qui vous plait ! On le pose sur une étagère et ses longues lianes retombantes feront comme une cascade de verdure. On peut aussi y mettre un tuteur ou la faire grimper contre un mur pour créer un mur végétal. Bref on peut tout faire avec cette plante ! C’est vraiment une de mes préférées, et vous pouvez retrouver tous mes conseils d’entretien dans cet article. Pour résumer : pas trop d’arrosage et une bonne lumière. Le pothos supporte très bien un oubli d’arrosage, vous pouvez la laisser en vacances sans crainte.

Pilea peperomioides

Très à la mode chez les plant addict, la « plante à monnaie chinoise » se distingue par ces feuilles rondes vert tendre. Elle a des allures de plantes grasse, et on s’en occupe presque pareil : elle demande peu d’arrosage et beaucoup de luminosité. Cette jolie plante est aussi très facile à bouturer : il suffit de prélever un des rejets qui poussent régulièrement à la base du tronc, le mettre soit dans un verre d’eau soit directement en terre. Et l’année d’après vous aurez déjà une belle plante !

Ceropegia woodii

On l’appelle aussi la « chaîne de cœurs » en référence à ces petites feuilles en forme de cœur qui se développent le long de la liane. On a du mal à y croire en la voyant, et pourtant c’est une plante à caudex ! Elle forme dans le terreau des caudex, c’est à dire des petites boules charnues qui lui servent de réserve à eau. Il faut donc faire bien attention à ne pas trop l’arroser au risque de faire pourrir les caudex. Pour faire simple : il faut s’en occuper comme d’un cactus ! Cette jolie plante retombante se trouve assez facilement, et en cherchant bien on peut même trouver quelques autres variétés comme la variegata, panachée de blanc et rose sur le bord des feuilles, ou silver glory avec des feuilles unies vert argenté. Elle est très facile à bouturer : on peut tailler régulièrement les lianes et mettre l’extrémité dans un verre d’eau jusqu’à ce que les racines se développent, ce qui peut prendre plusieurs semaines. Ensuite on la transfère en terre, soit avec la plante mère pour étoffer le pot, soit dans un nouveau pot pour avoir une nouvelle plante. Il existe bien sur d’autres techniques de bouturage mais je préfère vous parler uniquement de ce qui a fonctionné chez moi. Il ne faut pas hésiter à la tailler souvent : sa croissance est rapide et elle peut vite atteindre des longueurs, la mienne a fait plus d’1m80 pendant un moment ! Et si elle se plaît chez vous, vous aurez peut être même la chance de la voir fleurir plusieurs fois dans l’année!

Anthurium Clarinervium

Je termine cet article en beauté avec ce magnifique anthurium. Il est léger, ses grandes feuilles en forme de cœur sont vert foncé avec des nervures argentés, bref il est sublime ! Je le trouve aussi facile d’entretien, il demande peu d’arrosage, une bonne lumière mais surtout un bon substrat ! C’est surement le point sur lequel il faut être vigilant, mais une fois qu’on a le bon mélange il fera sa vie sans soucis. Pour ma part j’utilise mon mélange aracées dans lequel je met un peu plus d’écorces (voir mon article sur les monstera). J’ai équipé mon anthurium d’un oya (aussi écrit olla) : une réserve à eau qu’on enfonce dans la terre. On remplit la partie supérieure d’eau, la partie enfoncée est en terre cuite, un matériau poreux qui va permettre de diffuser l’eau au rythme des besoins de la plante. On en trouve de toute forme et de toutes les couleurs, ça devient même un accessoire fashion pour nos plantes d’intérieur ! Et c’est un bon allié de l’arrosage, plus de stress grâce à ce système : il suffit de le remplir quand il est vide et votre plante prendra l’eau dont elle a besoin.

D’où viennent nos plantes ?

C’est quoi le PPE?

Vous avez déjà remarqué cette étiquette imprimée sur les pots ? ou bien accrochée à la plante ? Cette étiquette c’est le Passeport Phytosanitaire Européen. Il a fait son apparition fin 2019 sur nos plantes.

A quoi ça sert ?

Le PPE sert à protéger notre territoire. La plupart des ravageurs et maladies des plantes sont amenées via les transports de marchandises. C’est ainsi que sont apparues certaines épidémies végétales comme la bactérie tueuse d’oliviers dans le sud de la France. Afin d’éviter la propagation de ces bioagresseurs, le protocole de contrôle à l’entrée du territoire est désormais renforcé. Ce PPE garantie que les plantes qui arrivent sont saines de tout bioagresseur et sont aptes à circuler sur le territoire. Auparavant, les contrôles existaient déjà mais le PP était obligatoire à l’échelle du lot entier de plantes, aujourd’hui il doit être apposé sur chaque pot pour assurer une meilleure traçabilité.

Comment le lire ?

Qu’il soit imprimé directement sur le pot ou bien sur une étiquette, il doit présenter les mêmes caractéristiques :

  • Mention « Passeport phytosanitaire » dans le coin supérieur droit, dans une des langues officielles de l’Union et en langue anglaise, si ces langues sont différentes, séparées par une barre oblique ;
  • Drapeau de l’Union dans le coin supérieur gauche, en couleurs ou en noir et blanc ;
  • Lettre A + nom botanique de l’espèce ou du taxon, de l’objet ou de la variété ;
  • Lettre B + code à deux lettres de l’État membre dans lequel est enregistré l’opérateur professionnel qui délivre le PP + tiret + numéro d’enregistrement de l’opérateur professionnel concerné qui délivre le PP ou pour lequel le PP est délivré par l’autorité compétente ;
  • La lettre C + code de traçabilité du végétal, produit végétal ou autre objet concerné ;
  • La lettre D le cas échéant + nom du pays tiers d’origine + code à deux lettres correspondant à l’Etat membre d’enregistrement ou à l’État membre d’origine.

Un exemple ?

Ici le PPE est imprimé en blanc directement sur le pot pour plus de lisibilité. On peut y lire :

A Hypoeste : il s’agit bien d’une hypoeste

B DK-51487 : DK signifie que la plante vient d’une entreprise du Danemark, le numéro qui suit est le numéro d’enregistrement de l’opérateur

D DK : cela confirme que la plante vient du Danemark

Donc cette petite hypoeste achetée à Jardiland a été produite au Danemark !

Sur cette plante le PPE est imprimé sur l’étiquette. On y lit :

A Anthurium : il s’agit d’un anthurium (clarinervium pour être précise)

B NL-706829670 : NL signifie que la plante vient d’une entreprise aux Pays-Bas (Netherlands)

C HK111H : il s’agit du code de traçabilité de cette plante

D NL : la plante a été produite aux Pays-Bas

Effectivement, cette plante est un anthurium clarinervium que j’ai acheté sur un site hollandais (plnts.com). Vous aurez peut-être remarqué ce n’est plus la plante d’origine qui est dans ce pot mais un alocasia stingray!

Qui doit l’utiliser ?

Toute entreprise souhaitant vendre des végétaux concerné par le PPE a l’obligation de l’afficher sur chaque plante. Le vendeur doit faire la demande auprès de l’organisme règlementaire pour obtenir le droit d’utiliser ces étiquettes. Certains végétaux en sont pas soumis au PPE : on considère qu’ils ne présentent pas le risque de véhiculer des nuisibles. Pour nos plantes d’intérieur c’est assez rare de ne pas le voir. Maintenant vous aurez donc toutes les clés pour comprendre d’où viennent vos plantes !

De la couleur sur les balcons à l’automne !

L’automne rime souvent avec plaid, cocooning et thé bien chaud, et avec grisaille dehors ! Alors pour garder la pêche en cette période de changement de climat, je vous propose de mettre de la couleur sur les rebords de fenêtre et le balcon. Voici mes astuces pour créer de jolies jardinières qui viendront casser le gris du ciel à l’automne.

Quelles plantes choisir ?

 On privilégie les vivaces : c’est-à-dire les plantes qui sont capables de survivre l’hiver. Vous les trouverez très facilement en jardineries, avec les plantes d’extérieur. Il existe une infinité de vivaces avec tout autant de couleurs différentes, donc vous trouverez forcément votre bonheur.

Pour que la jardinière soit harmonieuse, je vous conseille d’associer des plantes qui font à peu près la même taille de pot et de ne pas trop tasser : 3 ou 4 maximum en fonction de la taille de votre bac. N’hésitez pas à mixer les formes et les hauteurs afin d’équilibrer votre création.

Les plantes à feuillage original :

–             Les heuchères : il existe de nombreuses variétés d’heuchères de toutes les couleurs. Pour moi c’est un essentiel dans vos jardinières : elles supportent très bien le froid de l’hiver, repartent ans soucis au printemps et demandent peu d’entretien.  Pour que cette plante reste belle et pousse correctement il suffit de la nettoyer, c’est-à-dire de retirer les feuilles mortes régulièrement pour faire de la place pour les nouvelles pousses.

–             La fétuque : avec son port dressé, elle prend peu de place dans la jardinière et donne du volume à votre composition. Son feuillage très fin, d’un vert tendre à un vert bleuté, va donner une dimension aérienne : c’est essentiel d’avoir différentes hauteurs de plantes pour l’équilibre visuel.

–             La cinéraire maritime : son feuillage blanc de velours donne presque un air de Noël ! comme si la neige était déjà tombée dessus. Cette jolie plante apportera aussi de la hauteur à la jardinière et de l’éclat avec son feuillage très original.

–             Le chou d’ornement : il est tout petit mais vous ne pourrez pas le rater ! il en existe des blancs et vert clair ou bien des violets, il saura se faire remarquer si vous le placez à l’extrémité de votre bac.

–             Le lierre : cette jolie plante retombante donnera un volume particulier à votre jardinière. Son feuillage est toujours vert mais il existe de plus en plus de variétés panachées ou aux feuilles découpées. Attention toutefois : le lierre pousse beaucoup, il ne faut pas hésiter à le tailler si vous ne voulez pas qu’il prenne toute la place

Les plantes à fleurs :

–             La bruyère : violet, rouge ou blanc, ses petites fleurs durent tout l’hiver et apporteront de la couleur sur vos fenêtres. La bruyère ne pousse pas très vite, elle ne prendra pas toute la place dans la jardinière

–             Le cyclamen : des fleurs roses, rouges ou blanches, et un feuillage qui peut être tout aussi joli, il s’intégrera parfaitement à toute composition. Le cyclamen est un tubercule qui entre en dormance au printemps : il va fleurir tout l’hiver puis perdre ses feuilles vers le mois de mars. Mais il n’est pas mort pour autant ! il va renaître à l’automne suivant avec al fraicheur et les pluies d’octobre/novembre.

–             La campanule

–             Rose de noël : l’hellébore fleurit de novembre à avril si elle est bien entretenue. Ses grosses fleurs blanches font penser à la neige d’hiver et donneront une note de pureté à la jardinière. En pleine terre, la rose de Noël forme un petit buisson : si elle prend trop de place en jardinière vous pouvez donc la planter directement dans un jardin, ou la tailler régulièrement pour la garder petite.

Comment composer sa jardinière ?

Je vous conseille de choisir 3 à 4 plantes dont les couleurs se mélangent bien ensemble. Choisissez une plante à fleurs, 1 ou 2 plantes à feuillage original et 1 plante à feuillage dressé comme la fétuque. Placer la fétuque au centre du bac. Si vous avez une plante au feuillage retombant comme le lierre, je vous conseille de la placer au milieu pour éviter un effet déséquilibré.

Utiliser les bons produits :

Vous avez trouvé les plantes de vos rêves et le bac de la bonne taille. Pensez à acheter une soucoupe : cela vous permettra de contrôler le niveau d’eau dans la jardinière et d’éviter les excès ou les manques d’eau. Il existe du terreau spécial plantes de balcon : il a l’avantage de contenir de al tourbe qui permet de retenir l’eau, c’est une bonne alternative si vous ne souhaitez pas perdre de temps à faire votre mélange vous-même. Si vous réalisez votre mélange, il vous faut : du terreau horticole (60%), de la tourbe blonde (20%), de la perlite (20%). Remplissez le fond du bac avec votre substrat : les plantes une fois posées ne doivent pas dépassées ni être trop enfoncées dans le bac.

Otez les plantes de leur pot et faites tremper la motte 5 minutes dans de l’eau claire. Sortez la motte de l’eau et grattez légèrement à l’aide d’une griffe ou de vos doigts. Placez la plante à l’endroit voulu et recouvrez la motte avec le substrat. Une fois toutes vos plantes disposées, assurez vous de bien recouvrir de substrat afin de ne plus voir les mottes, attention toutefois à ne pas trop remplir sinon lorsque vous arroserez toute l’eau s’échappera. Il ne vous reste plus qu’à placer votre jardinière sur le balcon pou le rebord de fenêtre ! en principe vous n’aurez pas besoin d’arroser : la pluie fera ce travail. Cependant s’il y a une période de sécheresse arrosez modérément. Attention à vérifier la soucoupe régulièrement : il ne doit pas y avoir d’eau stagnante. Pensez bien à nettoyer les feuilles ou fleurs mortes régulièrement : cela permettra aux nouvelles pousses de se faire de la place.